Extrait du Plan d'action du VIIe Sommet de la Francophonie
(Hanoi, le 16 novembre 1997) : les points 31 et 32

Francophonie dans le monde

31. Nous mettons en place un plan d'urgence pour la relance du français dans les organisations et les relations internationales, assorti de moyens spécifiques au sein du FMU. Ce plan porte sur les éléments suivants :

  • la création au sein de l'Agence d'un dispositif permettant le financement de postes d'experts associés au bénéfice de jeunes Francophones auprès des institutions des Nations unies ainsi qu'une aide financière, sur une base multilatérale, aux ressortissants des pays francophones en développement dont les enfants poursuivent leurs études dans les écoles ou les lycées français à l'étranger ;
  • la prise en charge de délégués francophones pour participer aux réunions internationales ;
  • l'organisation de concertations francophones etc.

32. Nous renouvelons notre engagement de veiller au strict respect du statut de la langue française dans les organisations internationales, et de nous assurer des moyens financiers nécessaires à cette fin, selon les axes suivants :

  • le français doit être utilisé comme langue diplomatique et de relations internationales, dans le respect des législations nationales, lorsque l'emploi d'une autre langue n'est pas nécessaire ou indispensable ; lorsque l'un des pays membres possède une autre langue officielle reconnue dans les organisations internationales, il en partage l'emploi avec le français ;
  • le recrutement et la formation de fonctionnaires internationaux ressortissants des pays membres de la Francophonie doivent être encouragés, et la formation doit être donnée en liaison avec les principales institutions existantes dans les pays membres ;
  • la diffusion des documents en langue française doit être assurée de façon simultanée et en temps utile, dans les enceintes internationales ;
  • le Fonds d'aide à la traduction et à l'interprétation des conférences des OING doit être doté des ressources requises pour répondre de façon satisfaisante à la demande ;
  • le soutien à la participation d'experts francophones aux instances de réglementation et de normalisation dans les secteurs prioritaires de la Francophonie (technologies de l'information, inforoutes, toponymie, économie). Il convient d'engager, à cet effet, une concertation préalable aux travaux de ces instances (Office européen des brevets, Organisation internationale de normalisation / ONI, notamment par le maintien des langues officielles de l'organisation, dont le français, Internet Society / ISOC, Union internationale des télécommunications / UIT, Organisation mondiale du Commerce / OMC) ;
  • conformément à la résolution n° 55, adoptée à la 23e session ordinaire de l'AIPLF, les moyens nécessaires doivent être consacrés par la Francophonie pour assurer à la langue française sa pleine présence à l'Organisation de l'Unité africaine (OUA).